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RÉCIT - Les États-Unis dénoncent une «campagne d’intimidation», après que trois pays de l’Océan indien ont interdit le survol de l’avion du président Lai Ching Te, cible d’une stratégie d’isolement sans merci de Pékin.

L’étau chinois se resserre sur le président Lai Ching Te, rivé malgré lui à son île natale, Taïwan. Depuis plus d’un an et demi le dirigeant élu en 2022 est de facto privé de voyage à l’étranger, et sa dernière tentative a une nouvelle fois tourné court. Il a dû annuler à la dernière minute sa visite en Afrique jusqu’au petit état d’Eswatini, dernier territoire du continent à reconnaître la « République de Chine » face à Pékin.

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En cause, le refus de trois pays de l’Océan Indien d’autoriser le survol de leur territoire par l’avion présidentiel, un fait «sans précédent», selon Taipei. La veille du décollage vers l’ancien Swaziland, Madagascar, les Seychelles et l’île Maurice ont retiré leur permission de survol « de manière inattendue » et « sans explication », a expliqué Pan Men An, secrétaire général du bureau présidentiel, le 21 avril. «La cause réelle est l’intense pression exercée par les autorités chinoises, a déclaré ce proche conseiller de Lai, dénonçant une « coercition…