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RÉCIT - Une semaine après l’embuscade qui a tué deux soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), Le Figaro publie le récit du drame qui s’est noué dans le village d’Al-Gandouriyé au sud du Liban.
Ce samedi matin, à bord de leur véhicule, le sergent-chef Florian Montorio et le caporal-chef Anicet Girardin font une reconnaissance d’itinéraire pour s’assurer qu’un convoi logistique de la Finul passera le lendemain sans encombre sur cette route autour de ce village situé à quatre kilomètres seulement de la portion de territoire libanais, désormais occupée par l’armée israélienne. Une zone de guerre entre l’État hébreu et le Hezbollah, depuis le début du conflit, le 2 mars.
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Selon nos informations, en arrivant à Al-Gandouriyé, les Casques bleus français découvrent un engin explosif improvisé entre le cimetière et la station-service du village. Aussitôt, le maire arrive, accompagné d’un groupe d’hommes qui vont rapidement se dévoiler. Vêtus de noir, armés, mais sans cagoule sur leurs visages, ils ont tous les traits de combattants du Hezbollah, la milice chiite libanaise pro-iranienne. Ils veulent faire partir rapidement les militaires de la Finul, qui auraient voulu s’emparer de l’engin…