Réservé aux abonnés
RÉCIT - La guerre est devenue une épreuve de force économique qui prive Trump de la victoire facile qu’il avait annoncée et le fragilise dans un climat politique défavorable.
L’opération Fureur épique est devenue Fureur économique. Pour Trump, la guerre d’Iran est à présent une source de fureur tout court. Les bombardements aériens ont été remplacés par un double blocus naval qui continue d’entraver la navigation dans le détroit d’Ormuz. La « petite excursion » militaire qui devait aboutir à la « capitulation sans conditions » de l’Iran traîne en longueur. La lente épreuve de force économique et diplomatique a succédé aux raids de l’aviation. La guerre prévue pour « deux ou trois jours », qui s’était rallongée jusqu’à « quatre à cinq semaines », puis six, atteindra mardi prochain les deux mois.
À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International
Le régime iranien est toujours en place. La question de son programme nucléaire demeure. Et Téhéran a trouvé avec le blocus du détroit d’Ormuz un moyen de pression sur l’économie mondiale. Le contre-blocus américain exerce à son tour une pression sur l’économie iranienne, mais les effets d’une guerre économique sont plus longs à se faire sentir.
La patience…