Le premier ministre canadien, Mark Carney, devant des membres des forces armées, lors de sa visite 440e escadron de transport de l’aviation royale du Canada, à Yellowknife (Canada), le 12 mars 2026. CARLOS OSORIO/REUTERS

Dans un immense hangar, face à deux gradins remplis de spectateurs, trois pelotons de jeunes soldats défilent au pas, sous les ordres d’un commandant de division. Cette parade militaire marque l’aboutissement de huit semaines de formation intensive au sein de l’Ecole de leadership et de recrues des forces canadiennes. C’est dans cette base de Saint-Jean-sur-Richelieu, une municipalité située à une quarantaine de kilomètres au sud de Montréal, que sont formés les futurs soldats canadiens.

Derrière la discipline et la précision des gestes, un mélange de stress et de fierté se lit sur les visages. « Je n’ai pas les mots pour décrire mon émotion, confie Mathis-Alexandre Dumberry, 19 ans, désormais officiellement membre de l’armée. J’ai toujours été passionné d’histoire et je veux, moi aussi, en faire partie et défendre mon pays. »

Cet engouement pour la vocation militaire a connu un nouvel essor en 2025. L’armée canadienne a reçu près de 45 000 candidatures, soit une augmentation de plus de 60 % en un an et un volume d’aspirants quatre fois supérieur à celui de 2022. Ces douze derniers mois, 7 310 personnes ont rejoint les rangs de l’institution, qui compte désormais 68 000 militaires actifs et 30 000 réservistes. Il s’agit du plus haut niveau d’enrôlement depuis la fin de la guerre froide.

Il vous reste 79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.