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REPORTAGE - Il y a un an, ce maître de conférences à Lyon 2, spécialiste du Moyen-Orient, était violemment pris à partie par des étudiants propalestiniens avant de quitter l’amphithéâtre sous les huées. « Rien n’a changé », assure celui qui vient aujourd’hui enseigner sous protection.
En cette fin avril, le campus universitaire de Bron, ville de la banlieue lyonnaise qui jouxte Vénissieux, tourne au ralenti. Pour les quelque 15 000 étudiants de sciences humaines et sociales, c’est la dernière semaine de cours avant les examens de la fin mai. Au milieu de ce campus passe le tramway. « Palestine intifada » ou « Stop à l’agression US et sioniste au Moyen-Orient », peut-on lire sur les murs qui bordent l’arrêt Europe-Université. À charge pour l’exploitant de la ligne d’effacer ces tags. L’université, elle, tente de les faire disparaître dans son enceinte, au jour le jour. En témoignent les traces laissées sur les vitres de la maison des étudiants, et quelques restes, comme ce « Quentin cheh » (« bien fait » en arabe, adressé à Quentin Deranque, cet étudiant militant d’extrême droite, tué le 14 février dernier par des activistes d’ultra gauche en marge d’une conférence de l’eurodéputée Insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon). Et puis il y a ces messages…