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DÉCRYPTAGE - Sollicitée par l’État, la filière automobile, dont Renault, étudie comment travailler pour la défense. L’aéronautique aussi. Mais des freins existent.
La France n’est pas en guerre, mais les conflits se multiplient aux frontières de l’Europe. L’heure est au réarmement. Pour cela, le pays peut compter sur sa base industrielle et technologique de défense, qui compte 9 grands groupes et quelque 4 500 PME sous-traitantes. Mais l’industrie civile est aussi appelée en renfort pour mener à bien cette montée en puissance. Et singulièrement de celles de l’automobile.
L’objectif principal du gouvernement ? Que la France rattrape son retard dans les drones aériens et terrestres, devenus indispensables dans les conflits modernes. L’État espère créer une filière souveraine dont les composants critiques seraient fournis par des entreprises françaises ou européennes. Avec leurs radars, lidars, technologies dans la conduite autonome, ainsi que leur capacité à produire en masse et à moindre coût, les constructeurs automobiles comme Renault et Stellantis, les équipementiers (Valeo, Forvia, OPmobility) et leurs fournisseurs, ont beaucoup à apporter