Le groupe agroalimentaire fait face à la hausse des coûts de production et à une consommation morose.
Période compliquée pour Nestlé. Le leader mondial de l’agroalimentaire, propriétaire d’une cinquantaine de marques (KitKat, Crunch, Nescafé, Nespresso, Perrier…), a annoncé ce jeudi la suppression de 180 postes en France. Ce plan social (PSE) intervient dans un contexte difficile, avec « un marché agroalimentaire sous tension marqué par la pression sur le pouvoir d’achat, la hausse des coûts de production et une concurrence accrue », indique la direction au Figaro. « Nestlé en France prévoirait notamment de recourir davantage aux services partagés du groupe et de simplifier sa structure, y compris de ses centres de R&D de Tours et de Lisieux », poursuit le groupe, qui emploie près de 9000 emplois dans l’Hexagone.
La mise en œuvre de ce plan, soumis à la consultation des représentants du personnel, devrait s’opérer en 2027. « En tenant compte des postes vacants, des créations de poste et des mobilités internes volontaires, l’impact social effectif pourrait être ramené de 75 à 100 postes », poursuit la direction.
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Ce plan s’inscrit dans le cadre du projet du groupe suisse de rationaliser l’organisation avec la suppression de 16 000 postes, soit 6 % des salariés dans le monde, au cours des deux prochaines années. Ce projet avait été annoncé en octobre 2025 quelques semaines après l’arrivée du directeur général, Philipp Navratil, pour remplacer Laurent Freixe. Au premier semestre, le chiffre d’affaires du groupe a baissé de 5,7 %, à 23,1 milliards d’euros.