Faute de ventes suffisantes en Europe, le groupe cherche des partenaires pour remplir ses usines en surcapacité.

Stellantis cherche à se rapprocher du constructeur chinois Dongfeng qui était venu au secours de PSA en 2014 lorsque ce dernier était au bord de la faillite. D’après Bloomberg, Stellantis discute avec l’ancien allié chinois de PSA avec lequel il pourrait créer une coentreprise, ce qui lui ouvrirait les portes de plusieurs usines en Europe. Stellantis aurait fait visiter quatre de ses usines en France (Rennes), en Espagne, en Italie (Cassino), et en Allemagne. Le groupe aurait informé les gouvernements français et italien de sa démarche, affirme Bloomberg.

Stellantis, né de la fusion de PSA et Fiat Chrysler, est confronté comme ses concurrents à une surcapacité industrielle en raison du faible niveau de ventes de véhicules en Europe. Il y a un mois, Bloomberg avait mentionné d’autres discussions entre Stellantis et deux autres constructeurs chinois : Xpeng et Xiaomi. Sans démentir les tractations avec Dongfeng, Stellantis a déclaré qu’il « mène des discussions avec divers acteurs du secteur à travers le monde sur différents sujets, toujours dans le but ultime d’offrir aux clients les meilleurs choix en matière de mobilité », tout en ajoutant que le groupe « ne commente pas les spéculations ».

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Dongfeng a vendu 2,47 millions de véhicules en 2025 et vise une croissance de 31 % en 2026. Il y a deux ans, le constructeur chinois avait annoncé une offensive en Europe avec sa marque Voyah. Le groupe n’a pas été jusqu’au bout de son projet. À moins d’un mois de la présentation du plan stratégique de Stellantis, le groupe étudie différentes pistes pour réduire ses coûts. Cela pourrait prendre la forme de cessions d’actifs jugés non stratégiques et de partenariats avec d’autres constructeurs automobiles.