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DÉCRYPTAGE - Le groupe prévoit de dépenser 33 milliards d’euros entre 2026 et 2030 pour adapter son réseau au changement climatique et accompagner l’électrification des usages et le développement des énergies renouvelables.

Adaptation au changement climatique, intégration des énergies renouvelables, électrification des usages pour renforcer la souveraineté du pays… Enedis a du pain sur la planche. Et ces priorités sont au centre de son Projet industriel et humain 2030.

Le gestionnaire du réseau de distribution (c’est-à-dire les lignes moyenne et basse tension), qui exploite 1,4 million de kilomètres (km) de réseau en France, prévoit de construire 20 000 km supplémentaires de connexions par an d’ici à 2030, soit deux fois plus qu’en 2020. Il veut aussi rénover plus de 15 000 km par an (soit 50 % de plus qu’en 2020). Un énorme chantier qui implique un effort financier conséquent. Entre 2026 et 2030, le groupe a une trajectoire d’investissement estimée à 33 milliards d’euros. Les dépenses engagées augmenteront progressivement. L’année dernière, Enedis a investi 5,7 milliards d’euros : 1,4 milliard pour l’adaptation et la modernisation des réseaux, 1,5 milliard pour les nouveaux clients et usages (bornes électriques…)…