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REPORTAGE - Des centaines d’ouvriers et leurs soutiens étaient réunis dans cette commune de l’ouest parisien ce jeudi. Ils protestaient contre l’arrêt de l’assemblage de voitures sur le site, un nouveau coup dur pour l’industrie automobile française.
« Mon père a travaillé dans cette usine. Ça fait 100 ans qu’on y construit des voitures, on ne veut pas être la génération qui la fermera. » Comme des centaines d’autres personnes, Abdellah, vingt-trois ans de « boîte », est venu devant l’usine de Stellantis, à Poissy, ce 23 mars. Dossard Unsa sur les épaules, il espère bien, avec ses collègues, interpeller les politiques et surtout les patrons. Ceux-là mêmes qui leur ont annoncé, il y a quelques jours, qu’ils ne produiraient plus de voitures dans cette usine de la banlieue ouest de Paris.
Certes, la direction a assuré que le site ne fermerait pas…