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GPA multiplie les actions en justice pour empêcher sa maison mère de céder ses actions.
Longtemps fleuron de l’empire Casino avant de contribuer à sa perte, sa filiale brésilienne Grupo Pão de Açucar (GPA) est en train de devenir le sparadrap du Capitaine Haddock pour le distributeur stéphanois. Daniel Kretinsky, qui a récupéré en mars 2024 le contrôle de Casino après sa quasi-faillite, pensait en être débarrassé. Las. Il est toujours scotché avec 22,5 % du capital de GPA, valorisé 200 millions d’euros à la Bourse São Paulo. Une participation que la justice locale lui interdit de céder. Et pour cause : la direction de GPA s’oppose bec et ongles à toute vente de ces actions, le temps de régler un différend avec le groupe français.
Elle vient d’obtenir gain de cause : alors que Casino était sur le point de vendre 2 % de GPA la semaine dernière, un tribunal civil brésilien le lui a interdit. Les juges ont décidé de cette injonction préliminaire le temps de prendre une décision sur le fond. Une interdiction farouchement contestée par le distributeur stéphanois, qui «