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RÉCIT - Les actionnaires de Warner ont approuvé jeudi cette fusion. Mais il lui faudra passer l’obstacle de l’antitrust, et la farouche opposition de l’industrie américaine du cinéma.
David Ellison n’est pas encore propriétaire de Warner Bros. Discovery, mais il s’en approche. Jeudi, les actionnaires de ce géant hollywoodien ont été appelés à s’exprimer sur l’offre de rachat déposée par son rival Paramount. Et ils ont massivement apporté leur soutien à l’opération. En dégainant fin février une proposition imparable de 110 milliards de dollars - 31 dollars par action en cash, soit une prime de 147 % -, David Ellison a damé le pion à Netflix et s’est assuré, de facto, le soutien des actionnaires.
La suite pourrait donner davantage de fil à retordre à celui qui a déjà acquis Paramount en 2025. La « fusion du siècle » entre ces deux géants du cinéma et de la télévision va faire l’objet d’une enquête approfondie du département de la Justice américain (DOJ). Tout au long de son bras de fer avec Netflix, Paramount avait clamé qu’il était le mieux placé des deux pour obtenir le feu vert. Les liens étroits qui unissent Donald Trump et la famille Ellison - le père de David,