Réservé aux abonnés

DÉCRYPTAGE - Sur un prix de vente moyen de 20 euros, de nombreux acteurs de la chaîne du livre prélèvent des parts plus ou moins importantes. Et les gagnants ne sont pas forcément ceux qu’on croit.

Il y a quelques jours, l’éviction d’Olivier Nora, patron des éditions Grasset et en place depuis 26 ans, jetait le milieu de l’édition française dans la tourmente. Au milieu des lettres de soutien signées par des centaines d’écrivains de la maison, une tribune publiée par Vincent Bolloré, propriétaire de la maison mère Hachette Livre, dévoilait le salaire perçu par Olivier Nora, nourrissant ainsi des interrogations sur la hauteur des rémunérations dans ce secteur. Dans ce contexte, c’est le partage de la valeur du livre entre tous les acteurs de la chaîne qui est de nouveau en débat.

Grâce à la loi de 1981 sur le prix unique du livre, le prix public d’un ouvrage neuf est fixé par sa maison d’édition, et sera le même chez tous les revendeurs. Mais les recettes sont ensuite partagées avec tous les acteurs de la chaîne de l’industrie de l’édition, de la création intellectuelle au magasin : l’auteur, l’éditeur, l’imprimeur, le diffuseur, le distributeur et enfin le revendeur. Ajoutons aussi l’État, qui prélève une TVA de 5,5%.