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RÉCIT - Les éditeurs ne souhaitent pas que les auteurs puissent les quitter en emportant avec eux les droits de leurs livres déjà publiés, au vu du poids de ces derniers sur leur chiffre d’affaires.
Le départ brutal d’Olivier Nora, patron emblématique de Grasset, n’en finit pas de secouer le monde du livre. Jeudi, quelque 170 écrivains avaient dénoncé dans une lettre ouverte une « atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale » et annoncé qu’ils ne « signeront pas » leur « prochain livre » dans la maison détenue par Hachette. Cette fronde, inédite dans l’histoire de l’édition tricolore, pourrait désormais déboucher sur une révolution juridique.
Jeudi, dans les colonnes du Monde, des universitaires ont publié une tribune plaidant pour « l’inclusion d’une clause de conscience » dans les contrats entre auteurs et maisons d’édition, afin de permettre aux premiers « de sortir d’une dépendance contraire à leur éthique ». Ce droit en vigueur dans la presse offre aux journalistes la possibilité de quitter leur titre en touchant des indemnités en cas de changement sur la ligne éditoriale. Dimanche, 300 auteurs et acteurs du monde de l’édition ont appelé à étendre…