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DÉCRYPTAGE - Capable de remplir les plus grandes salles d’Europe et d’Amérique, le secteur peine encore à séduire les annonceurs. L’intérêt des plateformes de streaming pourrait changer la donne.

Il n’y a pas que Céline Dion qui soit capable de remplir pendant plusieurs jours Paris La Défense Arena. La plus grande salle de spectacle couverte d’Europe accueillera du 22 au 24 mai un événement d’un style radicalement différent : la phase finale du championnat mondial du jeu vidéo Rocket League. « Nous avons vendu quasiment tous les billets, avec en moyenne 20 000 spectateurs par jour dont 70 % ne sont pas franciliens », se réjouit Robbie Douek, directeur général de Blast.

Cette entreprise néerlandaise indépendante, qui réalise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, fait partie du trio de tête des plus grands producteurs de tournois d’e-sport aux côtés d’ESL-Faceit et PGL. Il travaille avec les principaux éditeurs de jeux vidéo (Epic Games, Riot, EA, Ubisoft, Valve…), pour lesquels il façonne ces shows qui remplissent les salles en Europe, aux États-Unis et en Inde, où il détient une coentreprise avec le géant local du numérique, Jio.

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