ALE+ALE
Kevin (le prénom a été modifié) est un adolescent sans histoires, respectueux de la consigne que lui imposent ses parents d’être rentré chaque soir à 18 heures. Ce collégien en classe de 3e est totalement inconnu de la police et de la justice, même si l’alerte d’une déscolarisation prolongée n’a pas été prise en compte.
Un jour des vacances de février 2025, on le retrouve, dans une cité des quartiers nord de Marseille, située à cinq minutes en bus de son domicile, une arme à la main, appuyant sur la queue de détente en visant un homme à 2 mètres de distance.
Kevin ne sait pas se servir de son arme. Le pistolet s’enraye, la victime le désarme, le roue de coups. Kevin a fêté ses 15 ans un mois et demi plus tôt. Mis en examen pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs, le mineur a été condamné, le 9 avril, à neuf ans de prison pour tentative d’homicide volontaire en bande organisée et association de malfaiteurs. Le tribunal pour enfants a également prononcé une interdiction de détention d’arme pendant sept ans et une mesure éducative. Selon son avocat, Baptiste Buffe, « le tribunal pour enfants a estimé que [son] jeune client a été instrumentalisé et téléguidé de bout en bout, même s’il n’avait jamais renoncé au projet criminel ».
Il vous reste 87.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.