Une centaine de personnes manifestent devant le bâtiment de la présidence de l’université de Strasbourg contre les droits différenciés imposés aux étudiants extracommunautaires, à Strasbourg, le 16 avril 2026. CÉDRIC JOUBERT/« DERNIÈRES NOUVELLES D'ALSACE »/MAXPPP
Leur année universitaire est sur le point de s’achever, mais l’université de Strasbourg ne leur délivrera ni attestation ni diplôme, car ces étudiants en master sont considérés comme n’ayant jamais été inscrits dans l’établissement. Depuis la mi-avril, 47 étudiants étrangers, majoritairement venus d’Afrique, sont dans une impasse administrative, au motif qu’ils ne sont pas parvenus à s’acquitter intégralement des frais de scolarité majorés, qui s’élèvent à 3 941 euros l’année, soit 16 fois plus que pour un étudiant français ou européen inscrit dans le même cursus.
En 2019, le plan baptisé « Bienvenue en France » a instauré ces « droits différenciés », chaque établissement devant élaborer sa propre stratégie d’accueil, avec une possibilité d’exonération intégrale ou partielle pour 10 % des effectifs extracommunautaires. Six ans plus tard, les trois quarts des présidents d’établissement n’ont que peu suivi la consigne, considérant qu’elle était antinomique avec les valeurs universitaires.
Mais le ministre de l’enseignement supérieur a annoncé, mardi 21 avril, vouloir inverser la tendance, lors de la présentation du plan Choose France for Higher Education, destiné à renforcer l’attractivité de l’enseignement supérieur français. Désormais, « la règle, ce sont les droits différenciés ; et l’exception, c’est l’exonération », a affirmé Philippe Baptiste, dans un entretien au Parisien diffusé la veille.
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