Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Philippe Baptiste, au palais de l’Elysée, à Paris, le 15 avril 2026. LUDOVIC MARIN/AFP
Les universités ont beau être autonomes, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a tenu à les recadrer, en annonçant, mardi 21 avril, le plan Choose France for Higher Education, destiné à renforcer l’attractivité de l’enseignement supérieur français. Philippe Baptiste a taclé les chefs d’établissement qui ne jouent pas le jeu des droits d’inscription majorés à l’égard des étudiants extracommunautaires, soit 2 895 euros par an en licence (contre 178 euros pour un étudiant français ou originaire de l’Union européenne) et 3 941 euros l’année en master (contre 254 euros). Un décret viendra prochainement les contraindre à appliquer cette politique, indique le dossier de presse du ministère.
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Ces tarifs reviennent « seulement [à] 30 % du coût de la formation », a estimé M. Baptiste dans un entretien au Parisien, le lundi 20 avril. Ils restent très inférieurs à ceux pratiqués aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, a-t-il relevé. D’ici deux à trois ans, selon lui, la mesure pourrait rapporter environ 250 millions d’euros par an aux universités.
« Même si ça progresse chaque année, nous sommes à seulement 10 % d’étudiants extracommunautaires qui paient les droits différenciés », a chiffré le ministre. Désormais, « la règle, ce sont les droits différenciés ; et l’exception, c’est l’exonération ». Chaque université conservera la possibilité d’exonérer jusqu’à 10 % des étudiants extracommunautaires, essentiellement dans le cadre d’accords de coopération avec des établissements étrangers qui prévoient des exonérations réciproques.
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