Une mère et son fils d’une dizaine d’années, enlevés lundi dans une affaire de cryptomonnaies, ont été libérés, mardi 14 avril, par le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), rapporte l’Agence France-Presse (AFP), citant une source proche de l’enquête confirmant une information de Franceinfo. Sept hommes soupçonnés d’être liés aux enlèvements ont été placés en garde à vue mardi, a affirmé le parquet de Paris, sollicité par l’AFP.
La libération de cette mère et de son fils enlevés en Bourgogne et libérés dans le Val-de-Marne, selon la même source, a été saluée par le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez. « Bravo aux enquêteurs de la gendarmerie pour les investigations menées pour retrouver au plus vite les victimes et au GIGN pour leur libération. Plusieurs mis en cause ont pu être interpellés dans cette affaire, faisant suite à une longue série d’interpellations dans d’autres dossiers menés dans le milieu des cryptomonnaies », a-t-il écrit sur le réseau social X.
Selon le ministère public, peu après 7 heures lundi, quatre personnes cagoulées ont pénétré au domicile des victimes, dans l’Yonne. Le père a été attaché à une chaise par des serflex (des colliers de serrage) et les agresseurs sont ensuite allés chercher sa compagne et leur enfant.
Ils ont « exigé un virement de 400 000 dollars [339 000 euros] en cryptomonnaie en leur faveur », a précisé le parquet, en ajoutant que les malfaiteurs « avaient frappé le père et l’avaient menacé de mutilation ». Après avoir fouillé l’intégralité du domicile, ils se sont « emparés de 10 000 euros en espèces, de bijoux, de petits lingots d’argent, et d’un fusil » avec lequel ils ont « menacé les victimes ».
Une centaine de gendarmes mobilisés
Des membres du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), à Versailles (Yvelines), le 27 octobre 2018. LUCAS BARIOULET/AFP
Découvrant l’existence d’un délai incompressible de sept jours avant l’effectivité du transfert des cryptomonnaies, les malfaiteurs ont enlevé la femme et l’enfant, repartant à bord de deux véhicules. L’homme est parvenu à se défaire de ses liens et à prévenir un ami, qui a avisé les forces de l’ordre. Il a reçu des vidéos de ses proches, manifestement retenus dans une chambre d’hôtel.
Selon le parquet de Paris, « les investigations particulièrement rapides des gendarmes ont permis de localiser [le lieu] à Boissy-Saint-Léger dans le Val-de-Marne, et de procéder à la libération des otages dès le petit matin [de mardi] ».
Cette libération a été réalisée mardi à 6 heures par le GIGN. L’enquête est dirigée par le parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris et confiée à la direction générale de la gendarmerie nationale.
Menées par la section de recherches de Dijon, les investigations ont mobilisé une centaine de gendarmes de l’unité nationale de police judiciaire, du GIGN et de son antenne de Dijon, du groupement de gendarmerie départementale de l’Yonne et de la section de recherches de Paris.
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