Des policiers municipaux en observation, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le lundi 15 décembre 2025. CAMILLE MILLERAND/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
Quel avenir pour la police municipale de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ? Trois semaines après l’élection au premier tour du nouveau maire, Bally Bagayoko (La France insoumise, LFI), la question reste ouverte. Depuis sa prise de fonctions, polluée par des attaques racistes, l’édile n’a pas encore proposé de vision claire de ce qu’il souhaite en faire.
L’une de ses premières prises de parole sur le sujet a été consacrée, le 24 mars, à annoncer un « processus de désarmement » aux contours flous. Seule la première étape a été clairement énoncée, conforme à une promesse formulée dans son programme : supprimer le lanceur de balles de défense (LBD) dont une partie de ses agents sont dotés.
Face au tollé suscité dans les rangs de sa police municipale et dans ceux des syndicats policiers, le maire a semblé rétropédaler, précisant sur France Inter que les policiers municipaux « auront potentiellement encore des armes à feu » à la fin de son mandat. Trop tard peut-être pour certains agents, qui n’avaient déjà pas accueilli avec joie l’élection de ce maire, perçu comme « anti-flics ». A plusieurs reprises ces derniers mois, Bally Bagayoko avait pointé du doigt la présence d’agents « qui dysfonctionnent, qui se comportent comme des cow-boys », qui « n’ont pas leur place dans la police municipale ».
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