En graphiquesMoins fortunés que leurs prédécesseurs du gouvernement Bayrou, les ministres de l’équipe Lecornu se situent néanmoins très au-delà de la moyenne des Français.
Patrimoine immobilier, actions en Bourse, salaires, droits d’auteur, liens d’intérêts… Six mois après leur entrée en fonctions, on en sait davantage sur les membres du gouvernement Lecornu. Leurs déclarations d’intérêts et de patrimoine ont été rendues publiques, lundi 20 avril, par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Le Monde en résume les principaux enseignements.
Une plongée dans la sociologie de nos gouvernants
Les déclarations de transparence sont un passage obligé pour les ministres depuis l’affaire Cahuzac (2013), qui a mis en évidence le manque de contrôle de la République sur la probité de ses plus hauts représentants. Depuis lors, tous les membres du gouvernement doivent se soumettre régulièrement à cet exercice, censé permettre à la HATVP et au grand public de débusquer d’éventuels conflits d’intérêts au regard de leurs prérogatives gouvernementales, et de possibles enrichissements personnels indus.
Par le passé, la HATVP a pu relever des irrégularités graves dans les déclarations déposées par les ministres, allant de la mauvaise évaluation d’un bien immobilier à la dissimulation de fonctions importantes. Si l’équipe Lecornu n’a pas échappé à la règle, avec plusieurs rappels à l’ordre pour des omissions, l’institution n’a adressé aucun blâme, se contentant de rectifications à l’amiable. Cette livraison 2026, bien qu’incomplète, offre néanmoins, comme toujours, des informations intéressantes.
Certaines déclarations de ministres manquantes La HATVP a publié les déclarations de Sébastien Lecornu et de 28 ministres et ministres délégués, sur les 35 qu’en compte actuellement le gouvernement. Manquent à l’appel Catherine Pégard (culture), Jean-Didier Bergé (délégué auprès du ministre de l’intérieur), Camille Galliard-Minier (déléguée à l’autonomie) et Sabrina Roubache (déléguée à l’enseignement professionnel), nommés à l’occasion d’un petit remaniement fin février et dont les déclarations n’ont pas encore été traitées par la HATVP. Font également défaut, plus étonnamment, les déclarations de David Amiel (comptes publics), Maud Bregeon (déléguée à l’énergie) et Marie-Pierre Vedrenne (citoyenneté), qui ont certes changé de portefeuille récemment, mais étaient déjà au gouvernement depuis l’automne. La HATVP s’est aussi abstenue de publier les déclarations de Rachida Dati ou Charlotte Parmentier-Lecocq, qui ont quitté le gouvernement fin février. Elle a en revanche publié celle d’Amélie de Montchalin, qui a démissionné à la même période pour prendre la présidence de la Cour des comptes.
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