Des bouchons sur l’autoroute A7, au sud de Lyon, en août 2023. EMMANUEL DUNAND / AFP
La suppression des zones à faibles émissions (ZFE), actée par les députés avec l’adoption du projet de loi de simplification de la vie économique, mardi 14 avril, remettra en circulation plus de 2,7 millions de véhicules dans les rues des plus grandes agglomérations françaises. Avec des conséquences importantes sur la circulation, mais aussi sur la qualité de l’air, puisque ces véhicules font partie des plus polluants du parc automobile. La suppression définitive du dispositif reste toutefois suspendue à la décision du Conseil constitutionnel, saisi par des députés socialistes, écologistes et centristes. Ces derniers estiment en effet que la mesure n’a aucun lien avec la simplification de la vie économique.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les zones à faibles émissions enterrées par l’Assemblée nationale Lire plus tard
Appliquée de manière plus ou moins stricte selon les grandes métropoles, la suppression pure et simple des ZFE aurait une incidence importante dans certaines grandes villes. D’après les chiffres analysés par Le Monde, près d’un quart des véhicules les plus polluants immatriculés autour des métropoles de Montpellier, de Grenoble, de Paris et de Lyon pourraient ainsi circuler à nouveau sans aucune restriction. Dans les villes qui ne limitent la circulation qu’aux véhicules utilitaires les plus polluants, comme Nancy ou Clermont-Ferrand, la fin des ZFE n’aura qu’une conséquence minime.
Il vous reste 73.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.