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REPORTAGE - Les malfaiteurs semblent cibler les statuettes et ornements en bronze. Mais certains «cassent pour casser», s’offusque le maire de Saint-Jacques-de-la-Lande, en Ille-et-Vilaine, qui a subi trois saccages en moins d’une semaine.
Qui sont les vandales qui s’en prennent ainsi à ces cimetières de l’ouest de la France ? Fontaine-Couverte, La Roë, Nivillac, La Guerche-de-Bretagne, Bais, Marcillé-Robert, Congrier, Retiers, Rannée, Ballots... ou encore Saint-Jacques-de-la-Lande, frappé à trois reprises cette semaine. La liste est impressionnante de ces petites communes dont les tombes ont été saccagées depuis début avril, dans un contexte de hausse des actes antichrétiens.
Pierres tombales massacrées, plaques funéraires brisées, stèles fendues, statues ou objets funéraires détachés de leur support... Des dizaines de tombes ont été dégradées ou pillées ces derniers jours dans l’ouest de la France, plus précisément en Bretagne et au sud de la Mayenne. Avec un mode d’opératoire récurrent: à chaque fois, en pleine nuit, des statuettes en bronze de la Vierge Marie ont été descellées et dérobées. Plusieurs maires ainsi que des familles ont annoncé avoir porté plainte.
« En tant qu’élus, on se sent démunis »
À Ballots, petit village de Mayenne, 1300 âmes autour…