Naza et KeBlack, deux figures du rap issues du bassin creillois, montent au créneau pour sensibiliser les plus jeunes. À Nogent-sur-Oise (Oise), le service jeunesse a publié, sur sa page Facebook, deux vidéos des artistes - plus d’un million d’abonnés sur Instagram - au sujet du harcèlement. Diffusées à un jour d’intervalle, les 23 et 24 avril, elles s’inscrivent dans une initiative locale portée par les animateurs auprès des adolescents.

Sur ces courtes vidéos, les deux artistes appellent les jeunes à briser le silence et à demander de l’aide quand ils en ont besoin. En parallèle, un livret pédagogique d’une dizaine de pages a été mis en ligne par les animateurs de la ville pour donner des clés concrètes à ceux qui sont confrontés au harcèlement.

« N’oubliez pas de parler du harcèlement »

Dans leurs vidéos respectives, Naza et KeBlack s’adressent directement aux jeunes. « N’oubliez pas de parler du harcèlement, c’est un sujet très sensible », insiste le premier, appelant à se tourner vers les adultes ou les structures d’encadrement. De son côté, KeBlack encourage les victimes, ou ceux qui pensent l’être, à se confier « aux relais de quartier ou aux animateurs », sans délai.

Ces prises de parole accompagnent la diffusion d’un livret numérique intitulé « Le harcèlement détruit en silence ». Ce document de douze pages rappelle notamment la définition du harcèlement, soit des comportements répétés visant à blesser ou intimider, et met en lumière l’ampleur du phénomène.

Se basant sur les données officielles du ministère de l’Éducation nationale, de l’Unicef et de l’Unesco, le livret fait part de statistiques : entre 3 % et 6 % des élèves sont victimes de harcèlement sévère, tandis que 35 % des jeunes déclarent avoir subi une forme de harcèlement ou de cyberharcèlement.

Une mobilisation portée par la ville

Au-delà des vidéos, l’initiative s’inscrit dans un travail de fond mené par la ville de Nogent-sur-Oise. Le service jeunesse développe régulièrement des actions de sensibilisation auprès des adolescents, notamment à travers le dispositif Anim’ados. Ce programme municipal propose aux jeunes de 11 ans à 17 ans de s’impliquer dans des projets collectifs, des actions solidaires, des initiatives citoyennes ou des créations, en échange d’activités ou de sorties encadrées.