Le président américain a toutefois affirmé ce samedi 25 avril que l'annulation du déplacement de ses émissaires au Pakistan ne signifiait pas une reprise de la guerre contre l'Iran.

Les perspectives d'une reprise des pourparlers entre l'Iran et les États-Unis s'éloignent encore un petit peu plus ce samedi 25 avril. Donald Trump a indiqué à plusieurs médias américains et sur son réseau Truth Social avoir annulé le déplacement attendu de ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner pour des discussions avec l'Iran au Pakistan, pays médiateur.

"Je ne vois pas l'intérêt de les faire faire un vol de 18 heures dans la situation actuelle (des négociations). C'est trop long. Nous pouvons tout aussi bien nous débrouiller par téléphone", a déclaré le président américain à Fox News et à Axios.

"Trop de temps perdu en déplacements, trop de travail!", a-t-il abondé sur Truth Social. "C’est nous qui avons toutes les cartes en main, eux n’en ont aucune! S’ils veulent discuter, il leur suffit de nous appeler!!!"

Interrogé par Axios pour savoir si cela signifiait qu'il allait reprendre la guerre, Donald Trump a répondu: "Non. Cela ne signifie pas cela. Nous n'y avons pas encore réfléchi".

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Steve Witkoff et Jared Kushner devaient partir ce samedi pour Islamabad en vue d'une relance des tractations pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient, avait indiqué vendredi la Maison Blanche, soulignant que cette rencontre était une demande de Téhéran.

Le président américain a par ailleurs répété sur son réseau social qu'il régnait "une confusion et des luttes intestines considérables au sein de (la) direction" iranienne. "Personne ne sait qui est aux commandes, pas même eux", a-t-il lancé.

Si des désaccords existent au sein du régime, ils n'apparaissent pas au grand jour. Les dirigeants iraniens maintiennent un front uni face aux Américains malgré les récentes affirmations de Donald Trump.

Le chef de la diplomatie iranienne a quitté Islamabad

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a quitté Islamabad ce samedi, après y être arrivé la veille. Il s'est notamment entretenu avec le commandant de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, et le Premier ministre pakistanais, Muhammad Shehbaz Sharif.

"Nous avons fait part de la position de l'Iran concernant un cadre viable pour mettre définitivement fin à la guerre contre l'Iran. Il reste à voir si les États-Unis sont réellement sérieux en matière de diplomatie", a déclaré le chef de la diplomatie iranienne sur X, qualifiant sa visite de "très fructueuse".

Téhéran avait prévenu que sa délégation n'avait pas l'intention de rencontrer les Américains.

Le commandement des forces armées iraniennes a par ailleurs menacé les États-Unis d'une réponse militaire, en cas de poursuite du blocus américain des ports iraniens, dénonçant des actes de "piraterie".

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