Devant un supermarché affichant les prix des produits alimentaires en dollars américains, à Caracas, le 22 avril 2026. FEDERICO PARRA/AFP
Ouverture aux capitaux étrangers, réformes permettant l’exploitation du pétrole et des ressources minières, levée des sanctions bancaires, retour sur les marchés financiers : après l’intervention américaine au Venezuela et l’enlèvement du président Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, le 3 janvier, Washington a déclaré achevée la phase de « stabilisation », première des trois étapes du plan de la Maison Blanche.
« La première phase consistait à stabiliser la situation. Nous ne voulions pas que la sécurité se détériore, que les gens ne puissent plus accéder aux services, que les gangs sévissent, etc. », a expliqué, le 15 avril, Michael Kozak, sous-secrétaire d’Etat américain chargé des affaires de l’hémisphère occidental, devant le Congrès. Les deux étapes suivantes doivent être la relance économique et la transition politique, avec l’organisation d’élections.
Ces dernières semaines, le Venezuela a entamé une nouvelle ère après quinze ans d’isolement économique et politique : le 14 avril, le Trésor américain a assoupli les sanctions, autorisant des transactions avec quatre établissements bancaires contrôlés par l’Etat, dont la Banque centrale du Venezuela. Deux jours plus tard, le Fonds monétaire international (FMI) puis la Banque mondiale annonçaient avoir renoué leurs relations avec le pays sud-américain.
Il vous reste 82.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.