La situation préoccupe un grand nombre d’automobilistes. Invité ce samedi sur le plateau franceinfo, Olivier Gantois, le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), a fait savoir que les prix du carburant risquaient de rester « extrêmement élevés ».

« Ma prédiction est que tant que le détroit d’Ormuz sera bloqué on restera dans ces prix extrêmement élevés », a mis en garde le patron de l’UFIP.

????????️ Carburants : "Les marchés pétroliers réagissent toujours par anticipation. (...) Tant que le détroit d'Ormuz sera bloqué, on restera dans ces prix extrêmement élevés", dit Olivier Gantois, président de l'Union française des industries pétrolières. #ToutEstPolitique #canal16 pic.twitter.com/a7k7FY8rM4 — franceinfo (@franceinfo) April 25, 2026

« Les marchés pétroliers réagissent toujours par anticipation. Dès le déclenchement des hostilités, le 28 février, les prix (…) ont flambé alors qu’il n’y avait pas encore de pénurie », a-t-il également expliqué. Olivier Gantois a en outre noté une légère accalmie ces derniers jours, alors que des négociations entre les États-Unis et l’Iran devaient se tenir au Pakistan.

Des marges « raisonnables »

Le représentant du secteur est également revenu sur les supposées marges excessives des distributeurs. Selon lui, à l’occasion d’une réunion avec le gouvernement jeudi, il a été « convenu que les distributeurs avaient été raisonnables sur leurs marges ».

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Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, la navigation dans le détroit d’Ormuz — où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde — est quasiment paralysée par l’Iran, un blocus auquel s’ajoute celui décidé par le président américain Donald Trump sur les ports iraniens.

Le conflit a également entraîné une hausse de l’inflation dans de nombreuses régions, notamment dans la zone euro où elle a été révisée en hausse en mars, à 2,6 % sur un an contre 2,5 % initialement annoncé, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis juillet 2024.