Jean-François Copé arrive pour le bureau politique des Républicains, à Paris, le 24 mars 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Renoncer à un rêve d’enfance demande « un certain travail de résilience ». En janvier 2023, Jean-François Copé confiait sur France Culture « ne plus réfléchir, ne plus se préparer » à un destin présidentiel, mais « vouloir continuer à participer au débat politique ». Promesse tenue. Tout juste réélu maire de Meaux (Seine-et-Marne) pour un sixième mandat, il enchaîne ces dernières semaines les interviews et arpente les plateaux télé pour la promotion de son livre, Quand les populistes trahissent le peuple (Plon, 20 euros, 256 pages).

En France, la plume sert souvent de glaive pour forcer un retour dans le combat politique. A 61 ans, l’intéressé plaide l’altruisme et répète sa promesse de soutenir le candidat « de la droite et du centre le mieux placé » le moment venu, avant la prochaine élection présidentielle. A celui-là, l’ancien président de l’UMP (2012-2014) offre son ouvrage comme un « mode d’emploi » pour contrer le scénario d’un duel « mortifère » entre La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN).

« Le cadre du débat s’est réduit à une alternative entre deux populismes », écrit Jean-François Copé, qui dénonce une « asymétrie » entre ceux qu’il qualifie de « charlatans » et « les docteurs », à savoir les partis de gouvernement comme le sien : Les Républicains (LR). « Là où un niveau de compétence, de connaissance et de cohérence maximal est requis pour les uns, le niveau d’exigence est infime pour les autres », développe-t-il. Et de déplorer que « ni les électeurs ni parfois même les journalistes ne dénoncent plus les amalgames ou les contre-vérités ».

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