Le verdict est pourtant d’une violence folle : trois ans de prison ferme et cinq millions de dinars algériens d’amende pour avoir refusé de se soumettre à la bien mal nommée « charte pour la paix et la réconciliation nationale ». Une vaste fumisterie inventée par un régime aux abois et dont l’intention est d’interdire aux Algériens de regarder leur histoire en face. Drôle – façon de parler - de la part d’un régime qui exige de la France qu’elle fasse toute la lumière sur son passé colonial, tout en imposant l’amnésie générale à ses propres ressortissants.