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Un renforcement des procédures entourant l’extraction des troncs de morta, un bois semi-fossilisé d’une belle couleur proche de l’ébène, est à l’étude. Un collectif appelle à la prudence pour préserver au mieux cette ressource non renouvelable.

Si l’or blanc de la Loire-Atlantique repose dans les marais salants de Guérande, un or noir plus discret gît dans les profondeurs de la Brière. Rare et précieux, ce matériau correspond à un bois sombre, d’une couleur proche de l’ébène, dernier vestige de la forêt qui couvrait, il y a 2500 à 5700 ans, cette partie de la façade atlantique. En cours de fossilisation, des troncs minéralisés de chênes, de bouleaux et de châtaigniers, ont été enfouis depuis des millénaires dans la tourbe noire des 21.000 hectares du marais de Brière. Ces anciens arbres embaumés forment le bois de morta. Unique en son genre, il demeure cependant une ressource non renouvelable, à la merci de son exploitation commerciale croissante. Un motif d’inquiétude et de quelques tensions parmi les riverains.

Guide et amoureux inconditionnel du marais de Brière, Alain Lévêque a récemment été sensibilisé au patrimoine environnemental et archéologique remarquable que représente le morta. Témoins de l’évolution du climat entre…