L’ancien champion du monde belge, vainqueur de Liège-Bastogne-Liège en 2011, s’interroge sur la précocité du grand espoir du vélo français.

Le choc approche. À quelques heures de Liège-Bastogne-Liège, théâtre d’un duel attendu entre Paul Seixas et Tadej Pogacar, favori, Philippe Gilbert, jeune retraité du peloton, a évoqué le phénomène français. À 19 ans, Seixas est déjà annoncé comme un potentiel vainqueur du Tour de France. Le coureur de l’équipe Decathlon CGA CGM vient de remonter la Flèche Wallonne mardi et s’attaque à la classique ardennaise ce dimanche.

Seixas trop tendre encore pour cette course ?

«S’il gagne déjà Liège-Bastogne-Liège, je ne comprends plus rien au vélo», a expliqué le champion du monde sur route 2011, vainqueur de Liège-Bastogne-Liège la même année. Même s’il ne remet pas en doute le potentiel énorme du Tricolore, il estime que la course conviendra mieux à Tadej Pogacar ou Remco Evenepoel.

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Seixas doit encore progresser «en résistance et en endurance»

«Je sais qu’on vit dans une période de précocité exceptionnelle. Mais s’il l’emporte, cela signifie aussi qu’il s’est débarrassé à la fois de Tadej Pogacar et de Remco Evenepoel. Si ces deux-là n’avaient pas été au départ, j’aurais été tenté de dire que oui, Paul Seixas peut gagner», analyse l’ex-puncheur âgé de 43 ans qui détaille : «Je ne remets pas en doute les capacités du Français, c’est un phénomène, mais sur Liège-Bastogne-Liège, il faut de la résistance et une énorme endurance, deux éléments indispensables que Remco et Tadej ont façonnés au gré de leur carrière. Seixas doit encore progresser dans ce domaine.»