Cet événement avait à l’époque profondément choqué les États-Unis, et même entraîné le report de la cérémonie des Oscars.
C’est devant ce même hôtel Hilton de Washington, où Donald Trump a été évacué suite à des tirs durant le dîner des correspondants de la Maison-Blanche samedi soir, que l’ancien président américain Ronald Reagan avait été lui-même la cible de tirs en mars 1981. L’attaque se déroulait deux mois seulement après son élection, alors qu’il venait de prononcer un discours devant un groupement de syndicats industriels.
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L’une des balles avait ricoché sur la limousine présidentielle. Atteint à la poitrine, poumon perforé, Reagan avait été immédiatement hospitalisé, puis alité deux semaines. Le chef d’État de 70 ans s’en était sorti sans graves séquelles. Le tireur, un jeune homme de 25 ans, du nom de John Hinckley Jr. avait déclaré vouloir impressionner l’actrice Jodie Foster, qu’il avait vue dans le film Taxi Driver.
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Un renforcement de la protection des chefs d’État
«Je vais te prouver mon amour pour toi à travers cet acte historique», avait-il écrit dans une lettre qui s’adressait à la jeune femme, dont il possédait plusieurs photos dans son portefeuille. Lors de son jugement, il avait été jugé pénalement irresponsable. Hinckley a ensuite passé trente-cinq ans dans un hôpital psychiatrique avant d’être libéré en 2016.
Cet événement avait profondément choqué les États-Unis à l’époque et même entraîné le report de la cérémonie des Oscars. Il contribuera à la notoriété de Ronald Reagan et à un renforcement de la protection des chefs d’État.
Le porte-parole d’alors de la Maison-Blanche, James Brady, grièvement blessé ce jour-là - une balle s’est logée dans son cerveau - restera paralysé à vie du bras et de la jambe gauche, mais aussi gêné par des problèmes d’élocution. Après ce drame, il militera pour un meilleur contrôle des armes à feu. Une loi portant son nom sera d’ailleurs adoptée en 1993.