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Longtemps cantonné au week-end et associé à la culture anglo-saxonne, le brunch s’impose aujourd’hui comme un segment à part entière de la restauration, porté par l’évolution des modes de vie et la diversification de l’offre.
Tous les week-ends en fin de matinée, dans les rues de Paris, les mêmes scènes se reproduisent : des files d’attente apparaissent sur les trottoirs, devant les établissements spécialisés dans les brunchs. Un repas venu des pays anglo-saxons, mélangeant sucré et salé. Le mot lui-même est une combinaison de «breakfast» (petit-déjeuner) et «lunch» (déjeuner). Au menu : bacon, œufs au plat, pancakes, avocado toast ou encore mimosa. «Quand tu vas au resto, tu dois forcément prendre un plat salé. Mais dans le brunch, il n’y a pas de règle. Il y a un choix de l’ordre, des saveurs», explique Perrine, 40 ans, habituée des brunchs entre copines. Cette Parisienne d’origine, qui habite désormais à Dijon, apprécie en particulier la diversité des produits proposés. «Il y a tellement de formules, il y en a vraiment pour tous les goûts, surtout sur les buffets», souligne-t-elle, balayant d’un revers de main l’étiquette «bobo» qu’on colle parfois à la pratique.