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CRITIQUE GASTRONOMIQUE - La chef et meilleur ouvrier de France d’origine normande rafraîchit les cuisines du Chantecler, restaurant étoilé du palace historique niçois.
Dès les mises en bouche et cette version façon cromesquis du pan-bagnat, il est clair que la soirée au Chantecler sera réussie. Et, en effet, la cuisine de Virginie Basselot, Normande expatriée volontaire sur la Côte d’Azur, meilleur ouvrier de France millésime 2015 - seule femme chef avec Andrée Rosier (2007) -, propose une vision comestible et sans folklore de la Méditerranée.
Tout le monde connaît l’hôtel Negresco, le palace historique de Nice, qui vient de se refaire une beauté : son dôme pastel dressé face au bleu de la mer, ses chasseurs en livrée et shako, ses couloirs et ses salons truffés d’œuvres d’art (6000, selon la maison). Et son restaurant gastronomique, auquel l’agitateur Jacques Maximin offrit en son temps (1978-1988) une réputation internationale.
Dans ce décor profus, Virginie Basselot, recrutée en 2018, a décidé de glisser çà et là quelques espiègleries - comme ces petites pattes de poulet dessinées sur la porcelaine, nous allons y revenir. Il y a de la fraîcheur…