Diane Schlienger, journaliste à Washington pour France Télévisions, participait au dîner des correspondants de la Maison Blanche donné ce 25 avril alors que des tirs ont été entendus, obligeant le président américain à quitter les lieux.
Ce samedi 25 avril, Donald Trump assistait pour la première fois au dîner des correspondants à la Maison-Blanche. Cette soirée avait lieu, comme il est de tradition, dans la grande salle de l’hôtel Hilton de Washington. Le président américain était accompagné par son épouse Melania Trump, par le vice-président, J. D. Vance, le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, et le secrétaire d’État, Marco Rubio.
Peu de temps après le début de la soirée, des coups de feu ont été entendus obligeant alors soudainement le service de sécurité à évacuer Donald Trump, son épouse et le reste de son équipe politique. Les nombreux journalistes présents, eux, se sont tous mis à terre et un vent de panique a envahi les lieux.
Regarder la vidéo «C’était vraiment choquant»: les premiers mots de Donald Trump à la presse après les coups de feu survenus lors du dîner annuel des correspondants de la Maison Blanche
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Parmi eux, la française Diane Schlienger, correspondante à Washington pour France Télévisions. Quelques secondes après les tirs, la reporter a filmé ce qui se déroulait autour d’elle. Des vidéos postées sur son compte Instagram, et relayées aussi sur le réseau social par Léa Salamé, qui permettent de voir de l’intérieur le déroulement des événements.
Dans un premier film, sous-titré par ces mots « Quelques secondes après le shooting, sous une table au dîner des correspondants de la Maison Blanche», on entend des cris et on aperçoit des hommes en costume cachés sous les grandes nappes blanches. Ces derniers essayent de téléphoner et de filmer tout en restant allongés afin de se protéger. Règne alors une énorme agitation avec des chaises renversées à terre et quelques personnes qui courent entre les tables. « Il y a eu des coups de feu ? On dirait que c’était des coups de feu », demande Diane Schlienger à ses consœurs et confrères.
La journaliste a posté, toujours en story, une deuxième vidéo sous titrée ««La confusion pendant de longues minutes» dans laquelle elle continue de filmer et exprime, cette fois, son ressenti, comme témoin de la scène. « On vient d’entendre ce que l’on croit être des coups de feu, tout le monde s’est précipité sous son siège », dit-elle alors qu’on découvre quelques journalistes allongés ou à genou qui, comme elle, filment la scène. « On ne sait pas vraiment ce qui se passe. Donald Trump a été évacué, on peut voir les hommes armés juste là », poursuit-elle en faisant un zoom permettant d’apercevoir, en effet, des hommes habillés de noir avec casque sur la tête et gilet pare-balles.
« La sécurité qui évacue, la sécurité qui passe », détaille-t-elle encore alors qu’on entend des personnes donner des ordres et que l’on découvre un homme passer une porte avec un révolver dans la main. À côté d’elle, une femme souffle fort et sanglote. « Il y a un énorme silence dans la pièce », conclut la reporter à la fin de la vidéo.
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Deux heures après cet incident, Donald Trump a donné une conférence de presse afin de donner davantage de détails, parlant de l’acte d’un «assassin en puissance». Un homme armé a ainsi tenté de forcer l’entrée du gala auquel assistait le président américain. L’assaillant a été arrêté avant de pouvoir entrer dans la salle où se déroulait le dîner. Selon la police, des coups de feu ont été échangés et un membre des forces de l’ordre s’est fait tirer dessus, mais a été protégé par son gilet pare-balles.
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Donald Trump a partagé des photos du tireur présumé, torse nu et menotté, visage tourné vers le sol. Les autorités n’ont pas encore confirmé publiquement son identité, mais selon des médias américains il s’agit d’un homme de 31 ans nommé Cole Tomas Allen, originaire de Torrance, en Californie. Selon la police, il portait deux armes à feu et de nombreux couteaux.
Il fait actuellement l’objet de deux chefs d’accusation: utilisation d’une arme à feu lors d’un crime violent, et agression d’un agent fédéral à l’aide d’une arme dangereuse, a précisé la procureure fédérale, Jeanine Pirro. L’auteur présumé des tirs comparaîtra lundi devant la justice, ont annoncé les autorités américaines lors d’une conférence de presse.