Plus de 300 résidents du village, qui se situe dans le centre des Philippines ont fui leur maison lorsque des coups de feux ont éclaté, a rapporté la semaine dernière à l’AFP la cellule locale de gestion des catastrophes.

Deux citoyens américains figurent parmi les 19 personnes tuées lors d'un raid mené par l'armée la semaine dernière contre un supposé bastion communiste dans le centre des Philippines, a annoncé un groupe de travail gouvernemental philippin.

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Des heurts avec ce qu'il reste des partisans de la Nouvelle armée populaire (NPA), la branche armée du Parti communiste philippin, ont eu lieu le 19 avril près de la municipalité de Toboso, sur l'île de Negros, a indiqué le commandement militaire régional.

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Plus de 300 résidents du village, qui se situe dans le centre des Philippines ont fui leur maison lorsque des coups de feu ont éclaté, a rapporté la semaine dernière à l'AFP la cellule locale de gestion des catastrophes.

Des appels pour une enquête sur le nombre de morts

Les deux Américains, identifiés comme Lyle Prijoles et Kai Dana-Rene Sorem, sont arrivés dans la province de Negros Occidental environ un mois avant d'être tués, selon le groupe de travail qui s'est exprimé dans un communiqué publié tard samedi.

«Le Comité national pour mettre fin au conflit armé communiste local (NTF-ELCAC) constate avec une profonde inquiétude la confirmation qu'un deuxième ressortissant américain figure parmi les personnes tuées lors de l'affrontement armé du 19 avril 2026», indiquait le communiqué qui identifie les 19 personnes tuées comme des membres «combattants» de la NPA.

L'ambassade des États-Unis n'a pas immédiatement répondu aux sollicitations de l'AFP. Le nombre de personnes tuées dans ces échanges de tirs, où seul un soldat a été blessé, a suscité des appels pour une enquête.

Selon l’armée philippine, le raid était «une rencontre armée légitime»

«Les opérations militaires menées par le 79e bataillon d'infanterie de l'armée philippine (...) justifient une enquête urgente», a déclaré la députée philippine Leila de Lima samedi. Elle a évoqué la mort d'un jeune étudiant et d'un journaliste communautaire. Mais pour l'armée philippine, qui a remis des médailles à plusieurs soldats impliqués, le raid était «une rencontre armée légitime, pas un massacre», elle a souligné la saisie de 24 armes à feu.

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Créée en 1969, la NPA mène l'un des plus anciens mouvements d'insurrection communiste au monde. Elle comptait environ 26.000 combattants à son apogée dans les années 1980 et moins de 2000 aujourd'hui, selon l'armée.