Lors du vote pour les élections municipales, à Deir El-Balah, dans la bande de Gaza, le 25 avril 2026. EYAD BABA/AFP

Dans l’enclave de Gaza, dévastée par deux années de guerre – plus de 80 % des bâtiments ont été détruits, selon l’Organisation des Nations unies –, Deir Al-Balah fait figure d’exception. Située au centre de l’étroite bande de terre, elle est la seule ville à tenir encore debout, malgré les bombardements israéliens qui l’ont partiellement défigurée. Elle a ainsi été désignée comme ville pilote pour le scrutin municipal, organisé simultanément, samedi 25 avril, dans les villes de Cisjordanie occupée.

Malgré une participation plus basse qu’espéré – 22 %, soit environ 15 000 votants sur les 70 000 électeurs inscrits –, les organisateurs se félicitent. « Cela reste un accomplissement, compte tenu des conditions difficiles dans la bande de Gaza », affirme Jamil Al-Khalidi, directeur régional de la commission électorale palestinienne, contacté par téléphone par Le Monde, comme tous les témoins cités dans cet article, Israël interdisant l’accès à l’enclave depuis les massacres commis par le Hamas, le 7 octobre 2023.

Le sentiment de désespoir est omniprésent au sein de la société gazaouie, écrasée par des priorités de survie, comme la quête d’eau, de nourriture ou de bois pour cuisiner, faute de gaz. Pour le responsable de la commission électorale, ces préoccupations expliquent la faible mobilisation, signe que la population a perdu confiance « dans les discours internationaux sur la démocratie et les droits humains », perçus comme des « slogans sans effet réel ».

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