L’envoyée spéciale de BFMTV assistait à la soirée des correspondants de la Maison Blanche donnée ce 25 avril 2026 à Washington. Elle a raconté sur la chaîne d’information l’angoisse vécue par les journalistes présents sur place.
La mine grave, Laurence Haïm témoigne au micro de BFMTV. La journaliste, envoyée spéciale de la chaîne d’information à Washington, assistait, quelques heures plus tôt au traditionnel dîner des correspondants de la Maison-Blanche.
La soirée se déroulait, comme de coutume, à l’hôtel Hilton de la ville dans la grande salle de réception. Pour la première fois, Donald Trump assistait à l’événement avec son épouse Melania, son vice-président, J. D. Vance, le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, et le secrétaire d’État, Marco Rubio lorsque des coups de feu ont soudainement été entendus.
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Le Président a été évacué tout comme sa femme et son équipe politique. Les journalistes présents dans la salle, eux, se sont couchés au sol et ont attendu effrayés, sans savoir ce qui se passait réellement. Deux heures après cet incident, Donald Trump a donné une conférence de presse pour expliquer le déroulé des faits. Un homme armé a ainsi tenté de forcer l’entrée du gala. Il a été arrêté avant de pouvoir entrer dans la salle où se déroulait le dîner. Selon la police, des coups de feu ont été échangés et un membre des forces de l’ordre s’est fait tirer dessus, mais a été protégé par son gilet pare-balles.
À l’instar de sa consœur Diane Schlienger, correspondante à Washington pour France Télévisions qui a témoigné dans des vidéos postées sur X et Instagram, Laurence Haïm s’est aussi exprimée sur cet événement traumatisant au micro de BFMTV. « Il y a beaucoup de pensées qui se sont faites dans nos têtes. Dès qu’on a entendu les coups de feu on a compris qu’il se passait quelque chose. Quand vous couvrez le président Trump, eh bien vous savez qu’il a déjà été victime de deux tentatives d’attaque contre lui. On est tous dans le monde de Washington et des campagnes présidentielles (...), on sait avec ce qui se passe sur les armes à feu que des fusillades peuvent se produire dans n’importe quel endroit », a-t-elle d’abord déclaré.
Elle a ensuite poursuivi son récit : « On savait, quand on a entendu les coups de feu que ce n’était pas un feu d’artifice qui se passait et on s’est donc, tout de suite, mis sous la table », a-t-elle expliqué. Laurence Haïm a ensuite précisé qu’elle retenait surtout « le silence impressionnant » qui a duré pendant une minute, mis à part un homme qui a crié « USA, USA ».
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« Il n’y avait personne qui a couru vers les portes. On s’est tous dit “La porte va s’ouvrir, on ne sait pas s’il va y avoir un homme, un commando - on est dans une période quand même extrêmement sensible - qui va rentrer et tirer sur nous tous”, on ne savait pas », a-t-elle encore dit expliquant avoir conseillé à ses collègues de baisser la tête.
« Dans ce genre de choses si vous levez la tête pour voir ce qui se passe, en général c’est là qu’une balle peut arriver et vous tuer. On ne savait pas ce qui se passait et je crois que la peur, on l’a tous eue. On a eu la peur que la porte s’ouvre et que quelqu’un arrive pour nous tirer dessus et tirer sur le président des États-Unis », a-t-elle conclu.
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Laurence Haïm était présente à ce dîner grâce à l’invitation de son confrère Lalit K. Jha, correspondant d’une agence de presse indienne à la Maison Blanche, comme elle l’a expliqué sur X. « Nous avons passé des années à suivre les différentes administrations et à toujours vouloir plus d’accès pour la presse étrangère à la Maison-Blanche. Cette nuit, nous avons documenté un autre moment historique. Ici, 25 minutes avant l’attaque », a-t-elle rédigé en postant une photo d’elle et de son confrère.
Quelques instants après la diffusion du témoignage de Laurence Haïm sur BFMTV, Guillaume Durand a tenu à saluer la journaliste dans un message posté sur son compte X. « Hommage dans ce drame américain et mondial à une fêlure surmontée. Ma consœur Laurence Haïm . Entre exils déprimés, impasse Macron et retours à Washington. Caractère pas facile. Des confrères peu amicaux. Elle ressort de cette nuit américaine sur BFM qui a bien fait de l’accueillir », a-t-il écrit.