Le Slovène Tadej Pogacar passe la ligne d’arrivée de Liège-Bastogne-Liège, le 26 avril 2026. GEERT VANDEN WIJNGAERT / AP

Comme souvent lorsqu’il prend le départ d’une course, Tadej Pogacar figurait parmi les favoris de la 112e édition de Liège-Bastogne-Liège, dernière classique du printemps, dimanche 26 avril. Et il n’a pas failli. Le coureur de l’équipe UAE Team Emirates, double tenant du titre de la « Doyenne » des courses d’un jour, a remporté pour la quatrième fois Liège-Bastogne-Liège et inscrit à son palmarès un treizième Monument – les plus prestigieuses des classiques, au nombre de cinq.

Deux semaines après sa deuxième place sur le Paris-Roubaix, le Slovène de 27 ans, qui réalise un début de saison impressionnant avec ses victoires sur la Strade Bianche, Milan San Remo et le Tour des Flandres, a devancé le Français Paul Seixas, épatant deuxième pour sa première participation à la Doyenne à 19 ans.

En début de course, la tâche s’avérait pourtant compliquée pour le double champion du monde sur route. Une quinzaine de kilomètres après le départ, une chute a coupé le peloton en deux. Un premier groupe d’une cinquantaine de coureurs s’est alors échappé, avec parmi eux l’un des principaux favoris : le Belge Remco Evenepoel (Red Bull-Bora Hansgrohe), déjà deux fois vainqueur de cette classique ardennaise en 2022 et 2023.

Résistance de Paul Seixas

Tadej Pogacar s’est retrouvé piégé à l’arrière avec notamment Paul Seixas (Décathlon CMA-CGM), récent vainqueur de la Flèche Wallonne. Leur groupe a compté jusqu’à quatre minutes de retard, avant de reprendre les échappés, après 140 kilomètres parcourus.

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Comme en 2025, le quadruple vainqueur du Tour de France (2020, 2021, 2024 et 2025) a attaqué à un peu plus de 900 mètres du sommet de la Redoute, l’une des nombreuses ascensions – bien nommée – du parcours. Seul Paul Seixas a alors réussi à rester dans sa roue, laissant Remco Evenepoel impuissant. Le Français, que beaucoup voient comme le successeur de Bernard Hinault, dernier vainqueur tricolore de la Grande Boucle en 1985, a résisté jusqu’à l’ascension de la Roche-aux-Faucons.

Mais une dernière accélération de Tadej Pogacar a eu raison des espoirs du jeune Lyonnais d’inscrire son nom au palmarès de Liège-Bastogne-Liège, quarante-six ans après le Blaireau. A 14 kilomètres de l’arrivée, le Slovène a alors terminé la course en solitaire jusqu’à la ligne d’arrivée.