« Regardez Abraham Lincoln ». Le président américain Donald Trump a estimé samedi soir que l’assaillant ayant fait irruption au gala auquel il assistait à Washington pourrait l’avoir visé car il était mécontent de sa politique. Il a comparé sa situation avec celle du 16e président des États-Unis Abraham Lincoln.
« Je vous le demande respectueusement, pourquoi pensez-vous que cela continue de vous arriver ? », a demandé une journaliste à Donald Trump après les coups de feu tirés lors du dîner des correspondants auquel il assistait samedi à l’hôtel Hilton de Washington.
Donald Trump avait une réponse toute prête, concernant sa place dans le panthéon des présidents américains. « Eh bien, vous savez, j’ai étudié les assassinats », a déclaré le septuagénaire. « Et je dois vous dire que les personnes les plus marquantes, celles qui en font le plus — regardez Abraham Lincoln (…), ceux qui ont le plus d’impact, ce sont ceux qu’on vise », a-t-il ajouté.
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Abraham Lincoln, 16e président emblématique des États-Unis, avait été tué en 1865 dans sa loge de théâtre à Washington par un acteur ardent partisan des « Sudistes », qui venaient d’être battus par les forces du gouvernement fédéral. Abraham Lincoln est notamment connu pour avoir fait adopter l’abolition de l’esclavage aux États-Unis.
« J’ai accompli beaucoup de choses »
« Je déteste dire que j’en suis honoré, mais j’ai accompli beaucoup de choses. Nous avons changé ce pays, et il y a beaucoup de gens qui ne sont pas contents de cela. Donc je pense que c’est ça, la réponse », a souligné Donald Trump, qui a survécu à une tentative d’assassinat lors d’un meeting de campagne en 2024 aux États-Unis. « Je mène une vie assez normale, compte tenu du fait, vous savez, que c’est une vie dangereuse », a-t-il dit.
Des informations « très préliminaires » font penser aux enquêteurs que l’homme « ciblait des membres de l’administration » Trump, a déclaré dimanche le ministre américain de la Justice par intérim Todd Blanche à la chaîne CBS, précisant que le tireur « ne coopère pas activement ».
Donald Trump a par ailleurs adopté un ton mesuré à l’égard de la presse, après l’avoir déjà qualifiée d’« ennemie du peuple », affirmant qu’il y avait « énormément d’amour et de solidarité » après la fusillade.
Le président américain a indiqué qu’il se préparait à prononcer « le discours le plus inapproprié jamais prononcé », mais qu’il serait désormais « très ennuyeux » lorsque le dîner sera reprogrammé.