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CHRONIQUE - La poussée d’inflation de 2026 a pour origine l’envolée des hydrocarbures. Mais in fine, elle correspondra aux anticipations de prix des entreprises et des consommateurs.

On ne situe pas toujours très exactement le détroit d’Ormuz, pas plus que nous ne connaissons précisément la contenance d’un baril de pétrole (158,987 litres, ou 42 gallons américains). Mais personne ne peut en ignorer le cours tellement l’information est matraquée quotidiennement du matin au soir. Ce prix exprimé en dollars américains s’impose à tous les citoyens de la planète, puissants ou misérables, et sous ses deux espèces : la qualité « brent mer du Nord » et le WTI, « West Texas Intermediate ». Il nous est plus familier que n’importe quel produit de consommation courante.

Les Français l’ont immédiatement compris en apprenant, samedi 28 février à l’aube, que les Américains et les Israéliens avaient déclenché leur opération militaire contre l’Iran. Le baril de brent qui avait clôturé la veille du week-end à 70, 21 dollars allait bondir de 10 % le lundi suivant à la réouverture des marchés, cotant 78,21 dollars. Anticipant cette remontée, le premier réflexe des automobilistes…