« Nous réclamons la vérité et la justice. » La famille de Mehdi, un homme de 26 ans tué jeudi par un policier municipal à Marseille (Bouches-du-Rhône) lors d’un contrôle routier, a lancé un appel à témoins sur les réseaux sociaux pour « comprendre ce qu’il s’est réellement passé ».
« Si vous avez vu la scène, entendu des coups de feu ou remarqué quelque chose, votre témoignage est essentiel. Même un détail peut faire la différence », peut-on lire sur cet appel à témoins, relayé par France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur. Selon la famille, le jeune homme « a été accusé à tort d’avoir brandi un couteau ». Or il n’y avait, selon elle, « aucun témoin, aucune caméra » pour l’affirmer. Elle estime que « la vérité a été étouffée ».
Jeudi, vers 17h30, trois agents municipaux ont procédé à un contrôle routier dans le XI arrondissement après avoir aperçu l’homme au volant de sa voiture avec son téléphone, selon une source proche du dossier. Le conducteur est alors sorti de son véhicule muni d’un couteau et a menacé les policiers municipaux, selon les déclarations de ces derniers, rapporte une source proche de l’enquête.
Un des agents a tiré à trois reprises sur le conducteur, poursuit cette source. Dans sa voiture ont été retrouvées sept bonbonnes de protoxyde d’azote.
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Sous le coup d’un mandat d’arrêt
Une enquête a été ouverte pour homicide volontaire, confiée à la direction de la criminalité territoriale (DCT). Les trois agents municipaux impliqués ont été entendus plusieurs heures sous le régime de l’audition libre par la police vendredi matin.
La victime, âgée de 26 ans, était « défavorablement connue des services de la justice et de la police », a indiqué le parquet de Marseille à l’AFP. Il était sous le coup d’un mandat d’arrêt après sa condamnation à quatre ans de prison en novembre dans une affaire de trafic de stupéfiants.
« Mon neveu était connu pour son immense gentillesse », a déclaré la tante de la victime auprès de France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur. Selon elle, Mehdi avait un casier judiciaire « pour vol de moto », mais « il n’a jamais été agressif ».
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