Sa bande-annonce vient d’être dévoilée. Et ces quelques minutes d’images laissent déjà entrevoir l’ampleur du projet. « La Bataille de Gaulle », d’Antonin Baudry, s’annonce comme un des événements cinématographiques de l’année. Ce long-métrage est séparé en deux chapitres, « L’Âge de fer » et « J’écris ton nom » qui sortiront respectivement dans les salles le 3 juin et le 3 juillet 2026.

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Il relate le moment charnière où de Gaulle refuse la capitulation, se réfugie à Londres et crée la France libre, avant de devenir un héros national. Le film sera présenté hors compétition, au Festival de Cannes, qui se tiendra cette année du 12 au 23 mai.

Quel budget ?

C’est d’abord un projet très ambitieux, au budget considérable de plus de 70 millions d’euros, qui a nécessité six ans de travail. Il est adapté du livre de l’historien britannique Julian T. Jackson, « De Gaulle : une certaine idée de la France » et l’universitaire a aussi joué le rôle de conseiller scientifique de cette production XXL.

Qui réalise ?

Son réalisateur, au parcours atypique, n’est pas un inconnu. Cet ingénieur de formation, est passé par Polytechnique et Normale Sup, avant de bifurquer vers le cinéma. Également diplomate, il a été chargé de mission auprès de Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, avant de devenir son conseiller à Matignon. Antonin Baudry a aussi été conseiller culturel à l’ambassade de France en Espagne et aux États-Unis.

Celui dont le nom de plume est Abel Lanzac s’est fait connaître par le public pour la série de BD « Quai d’Orsay », qui relate la crise irakienne vue du ministère des Affaires étrangères, en 2002. Il en est le scénariste, Christophe Blain l’illustrateur. Il a aussi coécrit le scénario de son adaptation au cinéma, réalisée par Bertrand Tavernier.

En 2019, il se lance dans la réalisation avec « Le Chant du loup », l’histoire d’un analyste acoustique à bord d’un sous-marin nucléaire, incarné par François Civil. Le film reçoit un très bon accueil critique et public, totalisant 1,5 million d’entrées.

Qui joue qui ?

C’est Simon Abkarian qui incarnera le général de Gaulle. Récompensé plusieurs fois aux Molières, ce comédien, également auteur et metteur en scène, notamment de la formidable pièce « Electre des bas-fonds », est connu pour ses rôles dans le James Bond « Casino Royale » mais aussi chez Robert Guédiguian ou Cédric Klapisch ainsi que dans la série de Canal + « Kaboul Kitchen ».

À ses côtés, Niels Schneider interprète le maréchal Leclerc. Benoît Magimel prête ses traits à Pierre Koenig, futur compagnon de la Libération, tout comme François Darlan joué par Mathieu Kassovitz. Jean Moulin est interprété par Félix Kysyl, révélation du dernier film d’Alain Guiraudie, « Miséricorde ». Anamaria Vartolomei, Thierry Lhermitte, Loïc Corbery ou bien encore Karim Leklou, complètent un casting de haute volée.

Quelle période sera au cœur des films ?

Le diptyque évoquera un moment clé de l’histoire de France avec, comme fil rouge, l’itinéraire du héros national. C’est une plongée en 1940, dans ces mois où le destin du pays s’est scellé. Autour de de Gaulle, qui n’accepte pas la capitulation, une armée de résistants de l’ombre émerge, des réseaux se forment, en France, en Angleterre, en Afrique.