C’est une défaite qui s’annonce provisoire et au fond, elle est rassurante. Que n’aurait-on osé si le jeune Lyonnais avait, déjà à 19 ans, terrassé l’ours slovène ? C’est simple, on lui aurait prédit un succès évident sur le prochain Tour de France. Et ce n’était pas un service à lui rendre. Pas aussi tôt. Pas maintenant après ce qu’il n’a pas encore fait. On veut bien lui demander de sauter des classes mais pas de passer tout de suite du collège à la fac. Là, Seixas peut encore lever les yeux au loin et regarder Pogacar en ligne de mire. En cyclisme, c’est toujours mieux d’avoir quelqu’un devant pour manger du vent à votre place.