Le responsable du support technique de Chevron, Mauro Pagan, lors d’une vente aux enchères de blocs pétroliers organisée par l’Agence nationale de régulation du pétrole et du gaz du Brésil, à Rio de Janeiro, le 17 juin 2025. MAURO PIMENTEL/AFP

Profiter de l’envolée des cours de l’or noir pour chercher de nouveaux barils, ailleurs, plus loin. Tel fut, pour l’industrie énergétique, l’effet ricochet des précédents chocs pétroliers. Le schéma pourrait bien se répéter avec la guerre au Moyen-Orient, plaque tournante de la production mondiale d’hydrocarbures aujourd’hui quasiment paralysée.

Ces derniers mois, les grandes majors avaient déjà relancé leur activité d’exploration. Un tournant, après des années consacrées à rationaliser les dépenses et, pour certains groupes, à mettre l’accent sur les énergies bas carbone, au point de voir le niveau de leurs réserves tomber au plus bas. La hausse des prix du brut, synonyme de manne financière pour les grandes compagnies, devrait encourager cette chasse aux ressources pétrolières et gazières.

Le baril de brent de la mer du Nord pour livraison dépasse les 100 dollars contre 60 dollars en janvier, un mois avant l’ouverture des hostilités. Avec des prix durablement élevés, « investir dans le renouvellement organique des réserves devient une option intéressante en termes de retours sur investissement », explique Schreiner Parker, responsable de la recherche sur les pays émergents au sein du cabinet de conseil Rystad Energy. Ce qui nécessite, pour les énergéticiens, de « s’aventurer de plus en plus loin à la recherche de nouveaux bassins d’exploration, les gisements les plus faciles d’accès ayant déjà été exploités ».

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