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Quoi que l’on pense des méthodes du rapporteur de la commission d’enquête parlementaire, s’interroger sur le fonctionnement d’une entreprise publique financée chaque année à 4 milliards d’euros par les contribuables n’a rien de scandaleux. Enterrer le rapport serait, en revanche, inacceptable.
Pendant des semaines, une commission d’enquête parlementaire a ausculté le fonctionnement de l’audiovisuel public sous toutes ses coutures. Les questionnements rugueux de son rapporteur, ses partis pris, son utilisation intempestive des réseaux sociaux peuvent naturellement prêter le flanc à la critique. Ils sont d’ailleurs, sans surprise, exploités par tout le système qu’il a mis à nu, pour tenter de décrédibiliser ses travaux.
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Mais, quoi que l’on pense de ses méthodes, Charles Alloncle s’est réellement plongé dans le dossier, en s’appuyant sur une solide documentation, d’ailleurs en partie fournie par des sources internes au paquebot de la télévision publique, qui n’a pas toujours brillé par sa transparence. Une fois n’est pas coutume, il a ainsi été possible de mettre sur la table, dans le cadre solennel du Parlement, tous les sujets qui fâchent au cours d’entretiens menés avec pugnacité. S’agissant d’une entreprise publique à laquelle les contribuables consacrent chaque année 4 milliards…