Après des mois de travaux tendus, les membres de la commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » se prononcent ce lundi 27 avril à 14h30 sur la publication du rapport rédigé par Charles Alloncle. Le député UDR de l’Hérault a listé, dans ce document de quelque 400 pages, 80 préconisations, dont la suppression de France 5, la réduction des budgets sur le divertissement ou encore une nomination des dirigeants qui serait à la main du politique.

Sur RMC ce lundi, quelques heures avant le vote des membres de la commission, le député d’extrême droite affirme que certains de ses collègues « préparent la censure » de son rapport en faisant « circuler de fausses informations » sur son contenu.

« On a dit que je voulais la fin du Tour de France, la fin des Six Nations et de Roland-Garros sur le service public. Je dis tout l’inverse sur mon rapport », lance notamment Charles Alloncle. Pourtant, ce proche d’Éric Ciotti suggère de réduire d’un tiers le budget des sports de France Télévisions.

« Ce sont des gens qui ont un problème fondamental avec la démocratie »

Selon Charles Alloncle, les « fausses informations » qui ont « circulé » ce week-end ont « pour seul but de discréditer le rapport et d’alimenter un climat qui justifie un vote défavorable cet après-midi ».

Car le député le rappelle : un vote favorable à la majorité des 30 membres de la commission d’enquête est une condition nécessaire pour que le rapport soit rendu officiellement public une semaine plus tard.

Si les parlementaires votent contre, le texte ne sera pas publié et « alors on ne pourra pas dire ce qu’il y avait vraiment dans le rapport », déplore Charles Alloncle. Un vote négatif est rarissime mais les tensions qui ont émaillé les travaux et les premières réactions des parlementaires aux conclusions écrites du député de l’Hérault qu’ils ont pu consulter à huis clos jeudi et vendredi, rendent tout pronostic hasardeux.

« Il y a eu un front massif des députés de gauche et macronistes qui se sont opposés à la création de cette commission d’enquête. Alors que dans l’histoire, dans la coutume de l’Assemblée, chaque groupe d’opposition, chaque année, dispose d’une commission d’enquête du thème de leur choix », dénonce Charles Alloncle.