LA LISTE DE LA MATINALE
Qu’elle soit clair, azur ou indigo, le myosotis est la plus bleue des fleurs bleues. Mais sa beauté s’apprécie aussi en blanc, à associer à d’autres petits gabarits comme le muguet, les pois de senteur ou les roses sauvages. Le pélargonium, classique des villes facile à entretenir, gagne lui aussi à être assorti, notamment à des graminées, des gauras ou du lierre panaché. Si elle inonde les prairies et les bords de routes, la marguerite, cousine de la pâquerette, apporte, une fois en bouquet, une lumière solaire et un charme bucolique. Irrésistible.
Le myosotis, ange bleu tombé du ciel
Clair, azur ou indigo, le bleu du Myosotis sylvatica a fait toute sa réputation. PHOTO MATHIEU RICHER MAMOUSSE POUR M LE MAGAZINE DU MONDE. COMPOSITION FLORALE AMY HUMPHREYS
Il a toujours un petit air de vagabond, un peu en bataille, un peu éthéré, une année ici, une année là. Parfois au pied d’un arbre, ailleurs au creux d’un muret. « Le myosotis des Alpes est une espèce spontanée en France », explique Pierre Byache-Kersemaecker, à la tête de By Seed, distributeur de semences pour professionnels. On ne sait jamais si celui qu’on voit est cultivé, s’il a été travaillé ou s’il s’est échappé d’un jardin. Mais, s’il se plaît dans un lieu, Myosotis sylvatica peut se ressemer seul et « revenir au même endroit l’année d’après ». Le cousin de la consoude et de la bourrache est un bon compagnon pour les très casanières fleurs à bulbes. « Surtout des tulipes, avec leurs feuilles au physique un peu ingrat », lâche le directeur de By Seed, qui suggère de camoufler leurs tiges un peu dégarnies en les noyant « dans une mer de myosotis ».
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