Des panaches de fumée s’élèvent de la ville d’Arnoun, dans la province libanaise de Nabatiyé, après un raid aérien israélien, le 26 avril 2026. AFP

Avec la prolongation pour trois semaines de la trêve entre Israël et le Hezbollah, annoncée jeudi 23 avril par Donald Trump, l’hôpital du Secours populaire libanais de Nabatiyé, dans le sud du pays, comptait revenir à la normale et rouvrir l’ensemble de ses services dès lundi 27 avril. Cela n’aura pas lieu. Son équipe est de nouveau placée en état d’urgence maximale, après une série d’intenses bombardements israéliens dans les environs, dimanche 26 avril, malgré le cessez-le-feu.

« Ça a été une journée très difficile. La suite reste complètement incertaine », confiait au téléphone Mona Abouzeid, la directrice, dimanche soir. L’hôpital a reçu deux morts et huit blessés aux urgences, qui n’ont jamais fermé.

Au total, au moins 14 personnes, dont deux enfants et deux femmes, ont été tuées, et 37 autres blessées, selon Beyrouth, lors de cette escalade dans le sud du Liban. Il s’agit du bilan quotidien le plus lourd depuis l’entrée en vigueur de la trêve, le 17 avril.

Ordre d’évacuer sept villages

Les raids ont touché la région de Nabatiyé ainsi que d’autres zones méridionales. Dans ce gouvernorat ont eu lieu des frappes sans avertissement, ainsi que des bombardements après un ordre de l’armée israélienne d’évacuer sept villages, semant la panique parmi la population. L’Etat hébreu a affirmé avoir visé des infrastructures militaires du Hezbollah. Selon les médias libanais, des lieux de culte ont été détruits. Le parti milice chiite a pour sa part revendiqué des attaques contre des soldats et des positions de l’armée israélienne dans la bande frontalière libanaise qu’elle occupe. Celle-ci a annoncé, dimanche, qu’un militaire avait été tué et que six autres avaient été blessés.

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