Sept mois après le décès dans l’incendie de sa propriétaire, âgée de 84 ans, le parquet de Bordeaux confirme la nature criminelle du feu qui a ravagé le château, à Saint-Christoly-de-Blaye. Quatre suspects ont été interpellés.
L’incendie, ayant provoqué la mort de la propriétaire du château de la Corderie à Saint-Christoly-de-Blaye le 27 septembre 2025, a été déclenché à deux endroits. Le premier au pied du lit de l’octogénaire qui a péri asphyxiée par les fumées d’après l’autopsie pratiquée, le second au pied de l’escalier de la bâtisse, dont la majeure partie a été détruite par les flammes malgré l’intervention des pompiers.
Quatre individus, domiciliés à Talence (33), Saint-Aigulin (17) et Laon (02), ont été mis en examen pour le cambriolage et l’incendie du château. Âgés de 29 ans à 38 ans et placés en détention provisoire, ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité pour «destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes ayant entraîné la mort», «vol avec violence ayant entraîné la mort» et «participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en bande organisée».
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Analyses génétiques et téléphoniques
Deux d’entre eux, qui font respectivement l’objet de 19 et de 11 condamnations judiciaires, ont reconnu avoir violenté la châtelaine pour voler ses bijoux et autres bien précieux. Ils se rejettent aussi la responsabilité de l’incendie. Les deux autres suspects, en couple, contestent être à l’origine de ce projet criminel.
D’après les éléments révélés par le parquet de Bordeaux vendredi, plusieurs indices ont permis de les identifier. Les portes des armoires et les tiroirs avaient été ouverts avant l’incendie, tandis que plusieurs tableaux avaient été décrochés. Des analyses génétiques et téléphoniques, ainsi que de nombreuses images de vidéosurveillance ont permis de confirmer les faits.